« Celui qui n’a un jour osé changer, n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence » – Abraham Lincoln.
Dans le monde politique, la filiation c’est comme une relique, ça fait du bien quand elle y est, ça ne change absolument rien sans. Au-delà d’une simple divergence d’opinion, voire d’antagonismes sous-jacents qui peuvent être divers et variés entre les membres d’un même foyer, une défection ou même une volte-face d’ordre filial, à plus forte raison quand celle-ci est le fait d’un parfait inconnu dépourvu du moindre engagement préexistant, pire, intervenant dans un climat de terreur et de propagande captieuse tous azimuts, comme seules les tyrannies à bout de souffle en ont la compulsion et l’impulsion, est à peine un épiphénomène qui ne peut en aucun cas constituer un argument politique. Tant s’en faut. Dès lors, tenter contre tout bon sens et souvent, dans de pareilles situations, avec une fatuité risible, de le faire passer pour tel, ne fait qu’exposer au grand jour combien y est immense la vacuité politique et l’indigence morale.
De même, c’est enfoncer des portes ouvertes que de rappeler que sur ce même terrain, il n’est de famille sans une fêlure, un loyal aujourd’hui peut conspirer demain, même un parent ou un compagnon de confiance peut devenir un antagoniste, un pantin à gages, un vulgaire laquais, voire un assassin, pour autant, les idées et la voie décriées restent inexorablement adamantines. Inatteignables par des arguties, par des truismes ressassés à satiété et des méthodes aussi méprisables que vaines.
Pour le reste et c’est classique, la proximité avec la dictature est synonyme de proximité du danger. La loyauté envers un ordre injuste et totalitaire n’offre aucune sécurité, pas plus que le pouvoir absolu n’efface la peur, il la décuple même. Aussi, quand la loyauté est imposée par la violence ou par toute forme de contrainte, on ne peut être sûr que de son insincérité. Quand on érige le chantage, le bluff, le psittacisme, la conspiration et la terreur en mode de gouvernance, on se retrouve logiquement entouré de gens qui escamotent la vérité, car l’honnêteté devient dangereuse.
Historiquement, cet état de fait a toujours marqué la dernière étape avant la débandade finale de dictatures superpuissantes, or le présent propos porte sur une dictature qui, internationalement, n’a même pas voix au chapitre. C’est dire si ergoter sur des vétilles n’éloignait pas de l’essentiel.
Allas Di Tlelli, Ecrivain
27/12/2025




